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Coupe du Monde 2022 : l’Espagne pointe du doigt les coupables

Alors que l’Espagne digère le fiasco face au Maroc, la presse et les observateurs du football ibérique expliquent pourquoi ce Mondial a mal tourné pour les ouailles de Luis Enrique.

Le réveil est dur en Espagne. Si beaucoup de fans de la Roja n’étaient déjà pas bien optimistes avant ce huitième face au Maroc, leurs pires présages se sont confirmés. Une élimination avec un scénario difficile à avaler, comme c’est habituel lors d’une défaite aux TàB, toujours cruelle, mais qui n’a pas tant surpris que ça chez nos voisins du sud. Il faut d’ailleurs dire que, même si les Espagnols sont énervés et déçus, les réactions restent assez sobres. Contrairement à ce qu’on pouvait prévoir, Luis Enrique ne prend pas si cher que ça par exemple. Très clivant depuis sa nomination, à cause de son passé barcelonais, de ses différentes listes et de son comportement parfois à la limite de l’arrogance devant les journalistes, le tacticien ibérique est bien sûr critiqué, puisqu’il a logiquement sa part de responsabilité dans cet échec, mais les critiques ne sont pas si véhémentes que ce que l’on pouvait attendre.

C’est sur le plan de jeu de la sélection qu’il est le plus pointé du doigt. « Pourquoi ne pas avoir de plan B ? », se sont interrogés beaucoup de spécialistes au sujet de l’obsession du coach à miser autant sur le jeu court et au pied, et ne pas avoir par exemple tenté de jouer un peu plus bas pour sortir vite en transition, ou demandé à ses joueurs de tenter plus de centres dans la surface. Sur les plateaux TV et les radios, beaucoup estiment qu’il n’a pas vraiment été aidé par ses joueurs. Tout d’abord, parce qu’il y a un constat évident : le vivier espagnol est loin d’être aussi qualitatif qu’il y a quelques années. Est-ce possible de jouer comme le Barça de Xavi et Iniesta quand aucun joueur de l’équipe ne s’approche de leur niveau, ni même des Cesc Fabregas, Carles Puyol, Xabi Alonso, David Silva ou David Villa pour n’en citer que quelques-uns ?

Des problèmes à tous les niveaux

Bien sûr, les joueurs actuels auraient dû suffire à battre le Maroc ou même le Japon, mais tous les analystes sont unanimes sur un point : ça manque de joueur différentiel devant quand les situations se corsent. Quant aux membres de la liste de Luis Enrique, il y en a quelques-uns qui se sauvent, à l’image de Dani Olmo ou d’Aymeric Laporte, dont les prestations ont plutôt satisfait les Espagnols. De même pour des joueurs comme Gavi ou Alvaro Morata. En revanche, d’autres prennent cher, à l’image d’un Sergio Busquets qui n’y est vraiment plus. Quant à Rodri, son repositionnement en défense a convaincu sur les séquences où il fallait défendre, mais avec le ballon, il n’a pas proposé grand chose. Beaucoup en attendaient aussi plus de Pedri, surtout après ce qu’il avait montré lors du dernier Euro. Mais le meneur de jeu de la Roja a semblé un peu plus effacé pendant ce Mondial. Sans être mauvais, il était moins influent dans le jeu et en difficulté sur le plan physique. Ferran Torres, indiscutable aux yeux de Luis Enrique, a aussi déçu bon nombre de ses compatriotes après une entrée en matière réussie face au Costa Rica.

Enfin, et ce n’est pas à négliger, la Fédération Espagnole de Football est en proie à une sacrée crise institutionnelle, et pour beaucoup de spécialistes, elle serait même assez incompétente. Si Luis Enrique a justement focalisé presque toute l’attention sur lui, Luis Rubiales et ses équipes ont sûrement beaucoup de choses à se reprocher ces dernières années, et ce a à plein de niveaux : la direction donnée au projet sportif de la Roja et l’incapacité à créer de la stabilité, le football de formation, les libertés accordées à Luis Enrique, le flou autour de l’avenir du sélectionneur, la gestion du football amateur et de formation qui à terme a logiquement une influence sur le foot pro etc. Beaucoup estiment ainsi que Luis Rubiales doit rendre des comptes. L’heure est aux travaux en Espagne !

Auteur: footmercato – Seneweb.com

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